En avril 2013, Pierre NICOLAS et Benoît SEVILLIA ont cofondé le mouvement des veilleurs à Versailles qui s’est réuni chaque mois pendant trois ans sur la place du marché Notre Dame avec plusieurs centaines de personnes, soucieuses de participer à un éveil des consciences sur les valeurs qui ont fondé notre civilisation.

Réunis autour de thématiques culturelles et historiques, les veilleurs de Versailles ont repris les écrits des écrivains, des philosophes, des poètes qui depuis des siècles ont décrit les murs porteurs sur lesquels reposent toute société humaine.

Les veilleurs de Versailles ont aussi donné la parole à des journalistes, des historiens, des personnalités du monde associatif et politique afin qu’ils puissent apporter leur expertise et témoigner de leur engagement au sein de la société, parmi lesquels Henrik Lindwell, Laurent Dandrieu, Jean Sévillia, Thibaut Collin, Michel De Jaeghere, Vincent Tremolet de Villers, Raphaël Stainville, Chantal Delsol, Gaultier Bès, Ludovine de La Rochère, Guillaume de Prémare, Jean-Marie Le Méné, Tugdual Derville, Hilaire de Crémiers, François-Xavier Bellamy, Julie Graziani, Joseph Thouvenel, Elisabeth Montfort, François Billot de Lochner, Marion Maréchal Le Pen, Madeleine de Jessey ou encore Jean-Frédéric Poisson.

Forts de l’enseignement reçu, conscients de la richesse des veillées, œuvres fécondes de témoignage public, Pierre NICOLAS et Benoît SEVILLIA, rejoints par Nicolas SEVILLIA, ont décidé d’amplifier et pérenniser leur mouvement de résistance culturelle en créant l’association Eveilleurs d’Espérance (EVE) en octobre 2015.

Albert Camus disait en 1957 :

Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse.

En 2015, plus de cinquante ans après, le constat est sans appel : malgré ces paroles prophétiques, le monde s’est défait : l’Etat est en déliquescence, les corps intermédiaires sont pour la plupart fragilisés voire pour certains en voie de disparition, l’arche sacrée de la famille, bâtie autour de l’union d’un homme et d’une femme, a été détruite, l’identité du peuple français reniée.

Témoins d’une civilisation bimillénaire qui, nourrie de la transcendance divine, reposait sur des principes et des valeurs guidées par l’intérêt commun, les éveillleurs d’Espérance veulent reconstruire ce monde qui s’est effondré par tant de renoncements, de lâcheté et de compromissions en encourageant une génération nouvelle à s’engager.

Comme l’écrivait Simone Weill,

Une obligation, serait-elle reconnue par personne, ne perd rien à la plénitude de son être.

Pour que l’engagement dans la cité puisse porter ses fruits, EVE est convaincue de la nécessité de la formation en vue de l’action.

EVE s’est fixée en conséquence deux objectifs majeurs :

  • Organiser des grandes conférences sur des thèmes culturels, historiques ou politiques au cœur de l’actualité, en présence de grands invités témoins, permettant sur chaque sujet abordé de donner des clés de compréhension et de cerner les enjeux ;
  • Proposer des moyens d’action et d’engagements concrets au service du bien commun.

A la suite d’Antoine de Saint Exupéry qui écrivait que « nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants », les éveilleurs d’espérance sont déterminés à rappeler que l’héritage des siècles passés doit éclairer ce monde qui vient et à éveiller les consciences à la beauté et la vérité, croyant plus que jamais en la petite fille espérance de Charles Péguy, « cette petite, qui entraîne tout, qui voit ce qui sera dans le temps et l’éternité ».